villi: ivypives. CHANGEMENT DE1D0MICILE L'ILLUSTRATIOX EUROPEE» On demande des ouvriers ébénistes. 4" Mais, demande le juge, il parait que le cime- tière de Montreal n'a jamais été bénit? 31. Cassidy u Je le sais, Yotre Honneur, et l'autorité religieuse a ses raisons pour eela, que nous ne sommes pas appelés a apprécier. Mais la bénédiction n'est qu'un accessoire, le principal est la destination canonique. La bénédiction a pour but de faire connaitre la destination et d'inspirer le respect pour le champ des morts. Le mot terre sainte n'est pas un mot technique du droit ca non. Le juge Je vous comprends, et je dois dire que le cimetière soit bénit ou non, ce n'est pas la ce qui influera sur ma décision. il. Cassidy J'en suis bien aise. La plaidoirie de M. Cassidy finit par un résumé dans le cours duquel le juge fait sauter l'avocat de premièrement a sixièmementaprès quoi néan- moins l'avocat remercie en bons termes le juge de sa bienveillance. VIII. Observation générale. On comprendra que nous ne puissions reproduire ici des plaidoiries dont la moins longue prend toute une audience et dont quelques-unes en prennent plusieurs. Elles ont cela de remarquable, que la langue en est excellente de clarté, de précision, d'appropria tion parfaite des termes aux matières qu'on traite. Elles se distinguent par une sobriété d'ornements qui convient aux discussions de droit, sans re cherches aucune de l'antithèse, des cliquetis de mots, de la phrase. Voltaire écoutant la plaidoirie de M. Jetté a Montreal, se trouverait moins dé- paysé et plus a l'aise, qu'a la cour d'appel de Paris ou a l'Assemblée législative de Versailles. Le Vic tor Hugo de ces dernières années doit être incom prehensible au Canada, ou y passer pour inoitié fou. Les expressions locales ne sont pas nom- breuses. Les bons catholiques ont, comme on vient de le voir, un aviseur spirituelon y dit législater au lieu de légiférer; on crée le mot ostraciser; on emploie le mot nullité dans un sens qu'il n'a pas chez nousexemple Un juge, qui dépasse sa juridiction, n'est plus considéré comme un juge, mais comme une nullité. Voila une phrase que 1'Académie de Paris ne tiendrait point pour auto - risée par l'usage. Par contre, nous n'y trouvons aucune de ces expressions a sens mal défini dont le langage parlementaire est aujourd'hui plein, dont souvent les ministres font le grand usage, et qui de la envahissent la polémique des journaux et corrompent toute la longue politique. II est évident que ces plaidoyers étaient en grande partie écrits d'avance; mais les réponses aux interpellations du juge montrent cependant chez les avocats une rapidité de conception, une sou plesse d'esprit, une connaissance approfondie de leur sujet, une aptitude au débat oral, qu'on ne peut s'empêcher d'admirer, et qui placent souvent le lecteur dans l'impossibilité de voir ou est la transition des explications provoquées par le juge, aux développements préparés a 1'avance. Notons aussi que ces longs plaidoyers n'ont aucune citation de loi romaineil semble qu'il y ait parti pris de s'en abstenirmais on y ren contre quelques textes latins empruntés aux cano- nistes. En sommes, peu de souvenirs d'Athènes ou de Eome, et ce je ne sais quoi qui indique qu'on a dépensé, au temps des études, plus d'ef forts a penser et a penser juste, qu'a faire des vers latins ou d'autres futilités de ce genre. {La suite au prochain numéro.) PROPOS EN L'AIR. Le docteur Z... est appelé au lit d'un mori- bond. Docteur, s'écria le patient, je veux savoir la vérité tout entière... Le docteur tire un carnet de sa poche, l'exa- mine, et d'un ton grave Vous avez des chances de guérison, mon cher monsieur. La statistique veut qu'on sauve un pour cent des malades dans votre cas. Or, vous êtes justement le centième que je traite, je n en ai encore sauvé aucun. Une veuve se lamente sur la tombe de son époux récemment décédé. II me reste pourtant une consolation, dit- elle en essuyant ses pleurs. Je sais du moins oü il est pendant la nuit. Après une légère ondée, un monsieur tout de blanc habillé veston, gilet et pantalon, se pré pare a traverser la rue de la Madeleine, toute remplie de la boue des boulevards. Passe une voiture dont la roue lance une volée de taches de boue qui, naturellement, vient s'a- battre sur le monsieur. Miserable fait-il avec indignation, en me- nagant du poing le cocher. Tiensun tigre répond dédaigneusement le cocher en regardant le monsieur tout moucheté et il continue paisiblement son chemin. Un ménage de ma connaissance recevait fré- quemment le docteur X... Les jours de cette réception, l'un des enfaots de la maison manifestait une joie exagérée. Le médecin le questionna Cela te fait done bien plaisir que je vienne diner chez ta maman Oh oui C'est paree que tu m'aimes beaucoup, n'est-ce pas Ohnon c'est paree qu'il y a un plat de plus. M. X... porte line longue barbe noire et touffue et il a un bambin de six ans. Un soir, a table, au milieu d'un grand diner donné par son père et en présence de beaucoup de personnes, l'enfant interpelle celui-ci de la fagon suivante Papa, papa, pourquoi done sors-tu avec ta barbe, puisque maman óte ses cheveux toutes les fois qu'elle se couche? PRO VERBES. Ventre affamé n'a pas d'oreilles; ce qui expli- que que la faim donne des coliques sourdes. Dans les jeux de quilles on regoit mal les bou les... dogues. Pas d'argent, pas de suite. Pour aller au bout du monde, il faut prendre un fiacre a l'heure qui va doucement va loin. A l'appétit des oiseaux Dieu donne la pature. Ce qui nuit n'est pas l'or. Rien n'est si sur que le plancher des vaches, si ce n'est le bon vinaigre. Oü la lèvre est attachée il faut qu'elle broute. II ne faut pas toujours dire tout ce qu'on pince. Paris le berger ne fut pas fait en un jour. Froides mains, chaudes amorces. Quand le shah est présent les houris dansent. Petit polisson deviendra grand si Dieu lui prête l'eau-de-vie. Qui trop embrasse malotru. AVIS. L Administration locale prévient les intéressés que les listes révisées des électeurs Patrons et Ouvriers, pour le conseil des Prud'hommes.seront affichées pendant trois jours b l'endroit habituel Nieuwerk. Les personnes qui croiralent avoir a faire des observations au sujet de cette révision, sont invitées transmettre leurs réclamations dans le délai de six jours la députation permanente du conseil provincial. Ypres, le 14 Aoüt 1872. Les Bourgmestre et Echevins, Par Ordonnance P. BF.KE. Le Secrétaire, J. DE CODT. YPRES. Etal-civil du 9 au 16 aoü11872. NAISSANCES. Sexe mascuün 2 Sexe féminin: 2. UÉCÈS. Staessen, Adète, 63 ans, journalière, veuve de Jean Dervaux, rue de Menin. Verhaeglie, Louise, 13 ans Harché-au-Bélail. Enfants au-dessous de 7 ans Sexemasculin 2. Sexe féminin 0. Etat-civil du 9 au 16 aoüt 1872. NAISSANCES. Sexe masculin 3. Sexe féminin 3. DÉCÉS. Vandenberghe, Francois, 64 ans, cultivateur, époux de Scholastique Vanhoucke. llipslioek. Roseau, Marie-Cor- nelie, 85 ans. particulière, veuve de Pierre-Jacques Rycke- waerl, rue de la Balance. Vanlours, Eiouard-Adolplie, 59 ans. houtiquier, éponx d'Anne Thérèse Liethout. Degroole, Eugénie-Barbe. 4b ans, dentellière, épouse de Benoit Berat. Pannekoeke, Rnsalie-Fidelie, 61 ans, couturière, veuve d'Albert-Josepli Boudry, rue St-Miehel. Enfants au-dessous de 7 ans Sexe masculin 1. Sexe féminin 0. E TA T in liquanl les qnantites et le prix moyen deg grains, fourrages et aulres produits agricoles ven dus le 17 aoüt 1872, sur le marché de la ville d' Ypres. NATURE nes jnncmsDisrs VENDEES QUANTITES I PRIX MOYEN VENDUES. j PAR Kilogrammes. 100 kilogram POIUS MOYÏN DK l'hectol. Froment. Seigle Avnine Pms Féve 10.500 3.400 1,200 noo 1 800 35 12 18 75 18 00 00-00 18 87 80-00 73-00 44-OC 8 -CO 80-08 L'Illustration Européenne qui a paru, il y a un an, a Bruxelles, commence la deuxième année de son existence. Nous avons applaudi a cette créalion nationale, paree qu'elle est venue combler, dans Ia presse beige, uue lacune déplorable, celle d'une publication illus- trée indigene. L'Administration de cette publication a parfaite- ment compris ce qu'il fallait pour réussir Doriner un texle moral et toujours intéressant, publier des gravures dont le mérite artistique est incontestable, et mellre son prix a la portée de toutes les bourses. Nous ne saurions trop vivement recommander Illustration Européenne qui est vraiment, dans toute l'acception du mot, un recueil destiné a la familie et nous la recommandons également a nos braves ouvriers qui pourront, chez tous les corres- pondants de province, se procurer le numéro de la semaine. Accueillie parun immense succes dés sa naissance, nous sommes convaincus que ce succes ira toujours en grandissant. Nous le souhaitons de tout cceur a notre confrère de Bruxelles. La manufacture de pianos de H. VOGELSANGS est transferee de la rue des Gomódiens, 83, au boulevard d'Anvers extérieur, -43, en face du nouveau boule vard, entre les portes de Cologne et de l.aeken. JOURNAL HEBDOMADAIRE 1LLUSTRE. Publication in-folio, con tenant 8 pages de lex te et 4 magnitiques gravures dans le numéro de chaque semaine. Ceux qui s'abonnent pour un an, a partir du 18 novembre 1871, recevront gratuilement douzo gravures magnifiques lirées part. Prix d'abon- nement fr. 10 Bruxelles; fr. 10-50 pour la pro vince. Le 1r volume, renfermant plus de 400 pages de texle et plus de 200 gravures, se vend chez tous les libraires, broché fr. 10-50 et relié avec luxe 13 francs.

HISTORISCHE KRANTEN

L’Opinion (1863 - 1873) | 1872 | | pagina 3